Messages aux générations futures

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Résumé :

Ce livre constitue un témoignage de notre époque face à trois grands problèmes environnementaux: les changements climatiques, l’énergie nucléaire et les OGM. Notre niveau de connaissances n’a jamais été aussi grand, nos moyens techniques aussi sophistiqués, nos analyses aussi fines, et pourtant, nous n’arrivons pas à prendre les mesures que les conclusions des scientifiques nous imposeraient. Pourquoi restons-nous aveugles à tous les signaux d’alarme qui sont allumés?

L’auteur tente, dans ce livre, d’établir un état des lieux dans ces trois domaines touchant à l’environnement. Puis elle nous embarque dans les couloirs de la politique pour mieux comprendre comment sontprises les grandes décisions qui régissent notre société. Vous pensez que certaines déclarations surprenantes ne sont proférées qu’au coin d’une table de bistrot? Détrompez-vous, les plus belles sont bien souvent déclamées à la tribune de nos parlements cantonaux et fédéraux.

Mais les politiciens ne sont pas les seuls à être épinglés. Certains milieux économiques, comme les pétroliers, se trouvent aussi dans la ligne de mire de l’auteur. Parmi un florilège de déclarations qui feront «rire» des générations entières d’humains, retenons celle-ci: «Se chauffer au mazout ? Pour une meilleure protection du climat». Le lobby de l’économie ? économiesuisse ? fait aussi très fort en déclarant: «Nous déplorons que le Conseil fédéral entende mettre le poids sur les mesures d’efficacité énergétique et les énergies renouvelables, en dépit des contributions extrêmement faibles qu’il faut en attendre». Heureusement, d’autres industriels ont compris qu’il fallait changer de paradigme et ils deviennent exemplaires dans leur domaine. C’est le cas notamment des cimentiers, qui ont réussi à diminuer de 40% leurs émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2010.

Ce livre est une manière de demander pardon aux générations futures pour n’avoir pas réussi à convaincre la société de l’urgence des changements à entreprendre. C’est ainsi que les pollutions de notre génération devront être assumées par d’autres, ceux-là même qui ne les auront pas produites.

Edition ecolib.ch

Biographie :

Isabelle Chevalley est Docteur ès sciences. Après des études de chimie, elle entreprend un travail de thèse sur la chimie des plantes. C’est alors qu’elle rencontre une tigresse dans le cadre de ses activités extra-estudiantines. Cet événement marquant la décide de consacrer sa vie à la préservation de l’environnement. Une fois sa thèse en poche, elle quitte le milieu de la chimie pour se tourner vers celui des énergies. Alors qu’elle n’est pas a priori opposée à l’énergie nucléaire, sa formation lui permet de prendre conscience de la dangerosité et du coût énorme de cette énergie. Elle se lance dans la campagne des initiatives antinucléaires de 2003. Son engagement est d’autant plus surprenant qu’elle est alors inscrite au parti Libéral, connu pour son soutien inconditionnel à l’énergie nucléaire. Puis ses engagements de plus en plus verts la mettent au ban de ce parti, qui finit par l’exclure de ses rangs en 2007, en compagnie de deux autres collègues. En 2008, elle entre au Grand Conseil vaudois, qu’elle connaît déjà bien puisque qu’elle en arpente les couloirs depuis des années ? en même temps que ceux du Parlement fédéral ? pour convaincre les partis de droite qu’écologie et économie peuvent faire bon ménage. A côté de ses engagements politiques, elle est très impliquée dans le salon suisse des énergies renouvelables Energissima et travaille en tant qu’indépendante dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.